D’un ailleurs sans limites
18 oct 2011 59 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie
Suis-je un caméléon, un nuancier sans fond
Un courageux poltron, une perche aux gardons
Suis-je un bon compagnon quand je tiens le harpon
Qui mène par le fond ses rêves d’horizon
Tu pleures et moi je ris dans ta maison sans plis
Je chante mes envies, mes rêves, mes folies
Tu vis dans l’interdit, dans la peur, le déni
Est-ce là une Vie sans trace de folie
Je vis dans la nuance et toi dans l’abstinence
Je suis l’impertinence au chœur de tes défenses
Une voie d’abondance, un tout sans complaisance
J’aime les aiguillages aux troublants paysages
J’aime aussi les nuages et les verts pâturages
Je n’en suis pas moins sage à aimer les voyages
Parfois c’est le brouillard qui cueille mes espoirs
Je n’ai pas peur du noir, j’aime attendre à la gare
Pourvu que quelque part on m’offre un reposoir
Je suis d’un autre temps, autre tempérament
D’une étoile l’enfant, un aveu ou un chant
Je vis l’instant présent sans figer ce moment
Mais je suis fatigué de toujours me cacher
De devoir naviguer sans jamais m’arrêter
Pourtant la Liberté j’en ai fait mon alliée
Mais le prix à payer est si lourd à porter
Aujourd’hui je suis las, j’ai mal à chaque pas
Beaucoup trop d’entrelacs ont eu raison de moi
Mon Amour et ma Foi, le temple de ma Joie
Sont du monde là-bas, d’un univers sans lois
© Anita Le Sant
Dis-Toi
06 juil 2011 47 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie Tags:éternité, délivrance, maux, Silence
Parle-moi de tes maux, dis-moi tous tes silences
Partage l’expérience en deux ou mille mots
Rassemble les morceaux, ceux qui restent en instance
Avant la délivrance, avant le dernier saut
Dis-moi cette douleur, cette lente agonie
Le souffle de la Vie qui attise tes pleurs
Dis-moi toutes tes peurs que je les magnifie
Qu’une caresse amie s’y dépose en douceur
Dis-moi ton premier rêve avant de t’en aller
Avant l’Eternité, avant de rejoindre Eve
Dis-moi où est la grève où tu veux reposer
Parle-moi de ta Foi autant que de tes doutes
Que nous prenions la route aux innombrables voies
Que j’apporte la Joie à ton monde en déroute
© Anita Le Sant
En Pierres Émoi
31 mai 2011 47 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie
J’ai posé la main sur ton flanc
Cathédrale d’un autre temps
Chapelle aux mille sacrements
Survivant
Je n’ai cessé de rechercher
La Lumière en tes lieux sacrés
Bénie des Dieux d’Éternité
Effacée
J’ai levé les yeux vers le haut
Me suis nourri de tes joyaux
Noyé dans les fonds baptismaux
Sous tes eaux
Devant l’époustoufflante hauteur
De tes voûtes et courbes d’ailleurs
L’émoi a déposé en fleurs
Quelques pleurs
Je me suis fondu dans ta pierre
En communion et en prière
Ressentant ton âme guerrière
Ta Lumière
Combien d’hommes ici sont tombés
Et combien de sang fut versé
Pour qu’un futur soit habité
Du passé
Les fantômes hantent un peu ces lieux
Sacrifiés sur l’autel des Cieux
Mon regard à travers leurs yeux
A vu Dieu
Les anges et les saints éternels
Au chœur de tes fières dentelles
Sous les orgues qui étincellent
M’ensorcellent
J’appartiens à ces bâtisseurs
A la mémoire des tisseurs
De ceux qui n’ont jamais eu peur
Des grandeurs
Que l’on me dise que j’ai tort
D’aimer ces lieux hantés de mort
Moi je les aime c’est plus fort
Dans mon corps
© Anita le Sant
Polissage divin
01 mai 2011 50 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie
Attendri moi le jour, attendri moi la nuit
Attendri mes épis, mes rebelles défis,
Ma chair, mon sang, mon âme, attendri les aussi
Attendri tout en moi, que je sois bien polie,
Sous un vernis sacré, je m’étais emmurée
Le voile de l’oubli, je m’en étais parée
J’entendais bien la voix, ne pouvant l’ignorer
Mais le temps n’était pas, que je puisse éclater
Regarde au fond de moi, sonde au fond de mon cœur
Sonde cet inconnu, mon regard intérieur
Cherche en lui le salut, le souffle du meilleur
Celui de tes attentes et celui de tes peurs
Effleure mes printemps, déguste mes étés
Au chœur de mes hivers, laisse-toi emporter
Que mon feu intérieur ne vienne pas brûler
Cet amour que je sens naître et se décupler
Poli chacun des traits, mon visage et ma voix
Les rides du passé, mes professions de foi
Les doutes et les alliances, impassibles émois
Poli moi de partout, poli moi contre toi
Adouci mes élans et apaise mon feu
Mais laisse-moi brûler, aux folies de nos jeux
Un mal pour avancer, vers un cœur douloureux
Dont le tort est d’aimer comme il en est si peu
Regagne chaque jour ce que tu perds la nuit
Que ce soit de l’Amour ou un autre défi
Regagne chaque instant les parcelles de vie
Oubliées, délaissées, perdues dans l’infini
Berce-moi de baisers, offre-moi un sourire
Un divin souvenir, un souffle de plaisir
Puis sur un dernier rire, enlace mes soupirs
Que je puisse dormir, près de toi et mourir
@ 24/02/09 – Anita Le Sant
Entre nous mon Ami
10 avr 2011 49 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie
Entre nous mon Ami
Je vais te dire ami, ce qu’est un peu la Vie
Tu seras bien surpris, étonné et conquis
Ou peut-être étourdi par le vaste récit
Rassure-toi l’ami, écoute et puis souris
Tu as posé tes pas sur un sol dur et froid
Et tout ce que tu vois tu penses que c’est ça
Un monde au mil tracas où l’Amour et la Joie
La peur, le désarroi se marient ici-bas
Mais il y a des ors au fond de tous les ports
Des vivants et des morts, tressés en corps à corps
De multiples décors, autant de corridors
Dans le Ciel des condors et en toi, un trésor
On t’a donné des clés par centaines et milliers
L’armure d’un guerrier et son grand bouclier
Et pour que soient légers tes pas sur le gravier
Chaque instant à fêter, chaque instant à aimer
Tu dis « c’est difficile » en lorgnant ton nombril
Ce n’est jamais facile et c’est parfois fragile
Dans ce monde infantile il te faut être agile
Jongler avec des fils avant d’être sénile
Tu regardes là-haut, ce ciel si bleu, si beau
Et tu n’as plus les mots pour exprimer tes maux
Ici, c’est froid ou chaud, un coup vrai, un coup faux
Dans ce méli-mélo tu peux laisser ta peau
Tu cours après le temps, tu hurles sous le vent
Tu es gai, mécontent, tu trépignes, impatient
Ce n’est pas surprenant, car tu es inconscient
Ta Source est en dedans et c’est toi qu’elle attend
Tu rêves de moissons, de plus belles saisons
De Liberté sans fond, d’Amour en ta maison
Mais tu vis en prison, te nourris de poison
Tu t’ennuis à foison et trouve le temps long
Je peux t’offrir à boire, écrire une autre histoire
Devenir ce miroir aux reflets dérisoires
Mais je suis un poussoir dans ce monde illusoire
L’ami tu peux me croire, il y a de l’espoir
Taper contre les murs, surtout quand c’est trop dur
C’est bien trop de blessures au nom d’une imposture
Et ta belle aventure, au fur et à mesure
Perd ses couleurs futures à force de censure
Je te connais par cœur, tu ris mais tu as peur
Tu cherches le bonheur, mais tu le cherches ailleurs
Mais à travers tes pleurs, tu nourris tes douleurs
Tu dis que ton labeur manque un peu de saveurs
Le silence est avare et ton esprit bavard
Tu remises au placard ton blues et ton cafard
Et tu cherches dans l’art un sens, un signe, un phare
Mais c’est nu et sans fard qu’on t’attend à la gare
Ecoute bien ceci, il est des interdits
Des vallées endormies au chœur de ton abri
Je vois que tu souris et que tu es surpris
C’est un cadeau la Vie, l’Amour y fait son nid
Je vois, tu es troublé, tu penses à ton passé
Ce que tu as laissé, tes voies abandonnées
Que tu sois désolé d’avoir tant gaspillé
Suffit à exaucer tes grands rêves mort-nés
Ton pouvoir de choisir, de bien, mal t’anoblir
Ne pourra qu’affaiblir l’autel de tes désirs
Je te vois qui soupire à travers un sourire
Je ne peux que t’ouvrir au nouvel avenir
Ton royaume est en Toi, tu en es le seul Roi
T’appartiennent des Choix et leurs multiples Voies
Le chemin de la Foi te semble lourd parfois
Mais tu as Tout en Toi, l’Amour ganté de Joie
© Anita Le Sant
Extrait de mon recueil “D’une Âme à l’Autre” – “Amants”
14 mar 2011 36 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie
Amants
Ainsi as-tu gagné, voilà que j’abandonne
Un rêve inachevé, dans la nuit qui résonne
A petit pas feutrés, offerte je me donne
Aux élans sacrifiés du cri de la Madone
Frôler chaque sillon d’un corps en renaissance
Détourner la raison, l’élever en conscience
Un cri, une oraison, la peur de l’insouciance
Ouvre enfin la prison à l’amour, sa puissance
Dépose sur mes yeux, des baisers et des roses
Leurs parfums savoureux mèneront à l’osmose
En libérant mon feu, je serai overdose
D’amour impétueux, une autre apothéose
Les caresses du temps, mélangent nos envies
Et dans l’éloignement, nous volons à la vie
Les délices d’antan, tout ce qui fut déni
Quand nos deux cœurs gourmands, mêlaient leurs derniers cris
Dans chaque pulsation, c’est le cœur de la Terre
Qui prend la décision, d’aimer jusqu’en enfer
De vivre une passion, où je sens que je perds
Toutes mes illusions, et mes derniers repères
Je vais m’abandonner, dans le creux de tes mains
Puis me laisser aimer, te sentir en mes reins
Je me sens si troublée, cet instant est divin
En moi tu as laissé, un souffle et un parfum
Les cieux recherchent encore où nous avons perdu
Les attaches à nos ports, en nous jetant à nu
Dans un doux corps à corps sans autre retenue
Dégustant ce trésor dans un dernier salut
Mon âme s’est enfuie, devant tant de bonheur
Je redoutais l’envie, son étrange lueur
Où qu’on me sacrifie, sur l’autel des ardeurs
Et dans tous ces dénis, je laissais passer l’heure
Ton amour m’a guidé, en toi j’ai eu confiance
Je me suis dévoilée, libéré ma prudence
Dans tes fougueux baisers, j’ai perdu l’innocence
Au feu de ton brasier, je suis un camp d’essence
Prends possession de moi, lentement, patiemment
Un va et vient de joie, sans aucun crissement
Inventons-nous des lois, ici et maintenant
Pour qu’enfin, moi et toi, soyons unis, amants
© Anita Le Sant
Aimer … ainsi …
11 mar 2011 34 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie Tags:Amour, aurore, élan, éternité, cris, pierre, puits, souffle
Aimer … ainsi …
Pardonnez-moi d’aimer, d’être ce que je suis
Un souffle à épuiser aux aurores meurtris
L’étrange rareté dont s’empare la vie
Lorsque la satiété ne trouve son répit
Comment puis-je altérer l’élan qui me nourrit
Celui qui m’a jeté depuis cet infini
Hors des tranquillités pour revenir ici
Du champ d’éternité aux champs des incompris
Combien faut-il jeter de pierres aux insoumis
S’ils ne font que parler de leurs maux et envies
Sans jamais réfréner la course des défis
Jusqu’à s’en épuiser et y perdre la vie
Je les ai observé tous ces vaillants esprits
Des monts et des vallées, l’écho portait leurs cris
Combien ont résonné dans les creux de mes puits
Où j’allais, atterrée, me ressourcer de Vie
J’ai voulu m’éloigner de tout ce qui terni
Mais je dois témoigner pour ce qui anobli
Loin de vouloir sauver chacune de vos vies
J’aime tant vous rêver vivants, en harmonie
Les couleurs du passé offrent cette alchimie
Que vos cœurs ont cherché à reproduire ici
Combien se sont heurtés aux vaines embellies
Sans jamais retrouver la voie de l’éclaircie
Car pouvoir se moquer de tout ce qui soucie
Sans jamais redouter d’être nommé « maudit »
Nous oblige à aimer ce qui différencie
La personne alitée et ce qui la pourri
Si la curiosité s’endort avec la nuit
La spontanéité lancée comme défi
Ne sera que raclée, gifle des affranchis
Et nos cœurs mortifiés sombreront dans l’oubli …
Pardonnez-moi d’aimer … ainsi …
© Anita Le Sant
Au re-voir
05 mar 2011 42 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie
Il est venu et reparti, le temps d’un souffle et c’est fini
Mais son départ n’est agonie que si mon cœur n’a rien appris
Il a donné puis il a pris mais je ne sais pas s’il a ri
Ce n’était qu’un instant de Vie mais un instant plus qu’Un Fini
Il avait l’âme fatiguée d’avoir été si mal menée
Un petit pas pour s’effacer que je n’ai voulu harponner
Pourra t-il un jour réparer son petit cœur si émietté
S’il n’a personne à qui laisser, un peu de son obscurité
Il est passé dans la douleur partager l’Amour sans aigreur
C’est à moi qu’il a fait l’honneur d’ouvrir encore un peu son cœur
Pour au moins quelques petites heures, avant d’éteindre sa lueur
Peut-être un jour reviendra t-il, avant de renaître au subtil
Ces mots pour lui restent fragiles, un mot parfois est si stérile
Mais sa Vérité est fertile et je le sais de ma Famille
© Anita Le Sant
Le chat
19 fév 2011 22 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie
Le chat
Regarde-moi je suis un chat, un tigre, un lion ou un pacha
Retrouve-moi je suis perdu, je me sens à feu et à nu
Je suis un chat pas un pinson je voudrais sortir de prison
Je suis un chat, un lion, un roi, j’aime me lover contre toi
Je suis un chat bien élevé et j’ai besoin de partager
Le temps d’ici, celui d’avant, celui qu’on prenait dans le temps
J’aime les champs, j’aime les toits et les gouttières dans tes bras
Je suis un chat, un lion, un roi, j’aime me lover contre toi
Je te ronronne mon histoire en frôlant ta vie, tes couloirs
Tout près de toi je me sens bien, tu me nourris de tes câlins
Tu me regardes et je t’envie, tu parles et moi je te souris
Je suis un chat, un lion, un roi, j’aime me lover contre toi
Emporte-moi dans tes bagages et montre-moi tes paysages
L’Amour est une communion, le fruit de nos dépossessions
J’ai des milliers de territoires, un seul quand tu m’offres un mouchoir
Je suis un chat, un lion, un roi, j’aime me lover contre toi
Quand tes pieds nus s’offrent à mon corps, il n’est pas de plus grand trésor
Tout le reste est sans importance, un instant suffit à la danse
On est plus fort quand on est deux à soupirer devant un feu
Je suis un chat, un lion, un roi, j’aime me lover contre toi
Je suis fidèle et sans caprices et près de toi plein de malice
Un ami qu’on a pour la vie quand tous les autres sont partis
Offrons-nous une belle histoire et même si ce n’est qu’un soir
Je suis un chat, un lion, un roi, je suis en Amour avec toi
© Anita Le Sant
Extr’Aime
09 fév 2011 32 Commentaires
in Texte, spiritualité et poésie
Extr’Aime
J’ai gommé les « toujours » de mon vocabulaire
Puis balayé la cour des « à corps » libertaires
J’ai malaxé l’Amour dans des récipients d‘air
Avant d’ouvrir ma cour à son être solaire
Quitte à décomposer le présent imparfait
J’ai offert au passé un futur en lacets
L’impératif aisé d’où naissaient les secrets
Je l’ai déboulonné de ses plus beaux effets
Je nourris l’addiction aux parfums « Liberté »
L’acte de contrition, qu’il s’étouffe aux péchés
Voyez l’absolution, je lui ai ri au nez
Je fais mes ablutions auprès de mon aimé
Si je suis hirondelle, il me faut des printemps
Que la Jeanne pucelle œuvre à travers le temps
Je lui offre mes ailes et mes palais gourmands
Et que la toute Belle enivre les manants
Je me suis délayée aux possibles infinis
Sans jamais regretter un seul de mes défis
J’ai ôté le collier qui retenait ma vie
Les chaînes d’un passé ont fondu dans l’oubli
Je suis explorateur aux multiples facettes
Le côté gladiateur des famines et disettes
Mon écrin Intérieur a changé sa recette
Car je suis un Seigneur, pas une marionnette
Je trace d’autres voies, hors les sentes abattues
Aux lagons je me noie enivrée d’absolu
Dans les terres et les bois des amis inconnus
Se relèvent de joie en livrant leurs ors nus
Voilà ce qu’est Ma Vie, un tourbillon divin
Et je n’ai pas fini d’empaler mes matins
Aux croches d’harmonie de mon aimé mutin
Rien ne vaut les défis, placébos aux chagrins
© Anita Le Sant












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