Hier, Aujourd’hui et … demain ???

Hier, Aujourd’hui et … demain ???


Les anciens cultivaient pour nous

Des chants à nous mettre à genoux

Ils avaient de multiples dons

Le goût prononcé du pardon

 

En d’autres lieux, en d’autres temps

Des tempêtes et des ouragans

Ont balayé la belle sphère

Pour en extraire sa Lumière

 

Il y en eut des conquérants

Des voyageurs impénitents

Du superflu au merveilleux

Ils furent aimés sous tous les Cieux

 

Quel pouvait être leur secret

Pour vivre de tous ces bienfaits

Qu’y avait-il de différent

Avec l’Ici et Maintenant

 

Peut-être était-ce la Sagesse

De l’Amour contre la détresse

Mais un cycle de vie plus loin

On peine à se nourrir de pain

 

Le ciel aurait-il tout gardé

Pour que nous soyons affamés

Peut-on espérer accueillir

Un jour nouveau comme avenir

 

Les anciens et leur héritage

Ont pourtant noirci bien des pages

En symboles ou en écriture

Ils ont soulevé des voilures

 

Quelques générations plus tard

On exhume de vieux grimoires

Qu’on vend pour deux, trois lingots d’or

Mais c’est notre âme et ses trésors

 

Nos cœurs hurleront d’autres cris

Étouffés sous le poids du bruit

Et sous la terre abandonnée

Le savoir sera consumé

 

Si l’Amour quitte un jour ces lieux

Peu importe que l’on soit Dieu

L’Essence même de la Vie

Avec lui s’éteindra ici

 

© Anita Le Sant

Fleur D’Es Sens

 

Quand l’amour nous tenaille et qu’au fond des entrailles

Un feu discontinu nous brûle et met à nu

Les voiles désuets de nos petits secrets

Nos souffrances et chagrins se livrent à nos matins

 

L’ardente rébellion et son chœur en fusion

Plaide ce qui nourrit de pain et d’Eau de Vie

Tous les deuils obligés au fil des ans serrés

Dont nous jetons l’obole au fond des nécropoles

 

Ha, mes frères et mes sœurs, sentez battre ce cœur

Il y a tant d’Amour pour combler tous nos jours

Déposons lui nos pleurs, chacun de nos malheurs

 

Reprenons ces chemins, ceux qui mènent plus loin

Nos corps en appétit ont besoin de défis

Tout est à conquérir, l’Amour ne peut périr

 

 

© Anita Le Sant

Avoir l’art de …

Avoir l’art de …


Nous avons l’art de cultiver

La critique et le jugement

Cela doit-il nous consoler

De savoir qu’il fut de tous temps


Nous avons l’art de détourner

L’essence de notre Justice

Cela doit-il nous soulager

De nourrir de tels artifices


Nous avons l’art de nous noyer

Dans l’artificiel éphémère

Cela doit-il nous détourner

Des messages de notre Terre


Nous avons l’art de nous leurrer

Et de nous moquer de nous-mêmes

Cela peut-il nous gratifier

De tourner autour de nos peines


Nous avons l’art de calculer

D’offrir à l’esprit des vacances

Cela peut-il nous avancer

De multiplier l’ignorance


Nous avons l’art de quereller

Peut-être un troublant anxiogène

Cela peut-il nous éveiller

De mélanger la paix, la haine


Nous avons l’art de nous cacher

Sous les couleurs de nombreux masques

Cela doit-il nous apeurer

De mettre de côté nos frasques


Nous avons l’art et la manière

De ne pas savoir écouter

Nous avons des arts millénaires

Et des chemins de Vérités


Mais à ces arts éparpillés

Nous serons combien à goûter

Ils pourraient bien se révéler

Les gardiens de nos libertés


© Anita Le Sant

Absence et silence

Absence et silence

 

Tu ne m’as pas laissé le temps

Pas le temps de t’aimer vraiment

Mon âme pleure ton silence

Et mon cœur saigne ton absence

 

Je ne pouvais rester ainsi

Aux portes sombres des folies

J’ai hurlé fort à l’infini

Qu’il pose un baume sur mon cri

 

De ce naufrage où je me noie

Dans ce vide où je me débats

Lorsque mon âme perd sa foi

Je me dis « avance d’un pas »

 

Mais un seul suffit-il ici

Si tu t’es éloigné depuis

L’amour a t-il perdu son nid

S’est-il perdu dans l’infini

 

Je suis muette à cet instant

Il me faudra beaucoup de temps

Je le prendrai soigneusement

Un temps de deuil pour cœur aimant

 

J’aurais préféré tes sourires

Partager encore un fou rire

Éloigner de nous deux le pire

Tout ce qui nous ferait souffrir

 

J’aurais voulu te retenir

Tout près de toi me rendormir

Sentir ton souffle et en sourire

Et les cris sourds de ton plaisir

 

Tu as choisi une autre voie

Sur laquelle je ne suis pas

J’ai perdu le son de ta voix

En respectant ta vie, ton choix

 

Mon âme a tant aimé la tienne

Qu’elle voudrait que tu reviennes

Je voudrais être magicienne

Et me fondre en ton obsidienne

 

 

© Anita Le Sant

De l’Amour et des larmes

 

De l’Amour et des Larmes


Je suis venue aimer, une belle impulsion

Pour pouvoir détacher mon cœur de la fusion

J’ai choisi de nourrir ceux qui étaient meurtris

D’amour à s’étourdir au grand feu de la Vie


On m’avait prévenu, le « bas » était cruel

Un sourire entendu, j’ai déployé mes ailes

L’âme et l’esprit guerriers, j’ai plongé vers la sphère

L’Amour en bouclier en posant pied à Terre


La scène était immense, j’ai eu besoin de temps

Pour trouver la cadence et son rythme indécent

Il faisait froid dehors, dedans était muet

Mais j’avais dans le corps l’Amour et ses secrets


Les visages étaient las, les cœurs si abimés

Que j’ai cru qu’ici bas, la joie ne fut noyée

Des rivières de larmes occultaient les prières

Et la fureur des armes embuait la Lumière


Ici et là, la peur freinait tous les élans,

On parlait de « bonheur » comme d’un autre temps

Les cœurs exanguinés de sève nourricière

Ne savaient résister aux ors de la matière


La Terre était en deuil, une époque étrangère

Beaucoup trop de cercueils pour ce bel univers

La famille divine avait perdu sa Voie

La faucheuse maligne avançait dans nos pas


Nous étions des joyaux, des frères par milliers

Sans doute un peu puceaux, mais des esprits entiers

Du chœur de l’espérance, à être volontaires,

Mais combien d’innocences ont ici du se taire


L’amour est mis à mort, sur la belle planète

C’est un autre décor, l’agonie d’une fête

Les tendres blés fauchés, comment nourrir les cœurs

Quand il sont affamés par autant de douleurs


Mais quel est donc ce règne à en devenir fou

J’en ai le cœur qui saigne à vous voir à genoux

La Vie et ses cadeaux pèseraient-il trop lourds

Qu’ils deviendraient fardeaux, désavouant l’Amour


Quand la persévérance a goût de pénitence

Que les fruits d’abondance initient la souffrance

Le ciel peut bien pleurer et nos cœurs se briser

La mort est bien rodée, son épée effilée


Si je perds la raison, si je deviens rebelle

Je demande pardon aux pourvoyeurs du ciel

Qu’importe le chemin, qu’importent les erreurs

Il faut qu’on soit divin pour aimer sans rancœur


La route est infinie et les voies sont multiples

Toutes les tragédies sont autant de périples

Comment puis-je grandir loin de ce qui fait mal

Si avant de mourir je ne danse à ce bal


C’est la mort qui s’amuse ou la Vie qui se terre

Pendant que l’homme s’use et l’animal prospère

Je ne veux marchander, mon âme et ses trésors

Il faudra m’arrêter ou me briser le corps


Demain je pleurerai sur vos ombres désuètes

Mais je m’éloignerai de vos tombes muettes

Un peu plus étourdi par toutes les détresses

Mais avec l’appétit d’offrir d’autres caresses


© Anita Le Sant

D’hier à demain

 

D’hier à demain

 

Mon désarroi grandi, j’ai égaré l’envie

En ce jour sans couleur, sans feu et sans chaleur

Rêver ne déteint plus, sur mon cœur mis à nu

Courage, force et joie ont reculé d’un pas

 

Ici où tout est gris, après les vents et pluies

Demain reviendra bien, mais face à l’incertain

A quoi me servirait un autre bol d’air frais

Ma nuit emporterait, mes rêves et leurs secrets

 

Et je m’endormirai, et au ciel confierai

Impétuosité, insolente beauté

Notes ensevelies sous des milliers de plis

Savamment tamisées pour ne pas me blesser

 

Petite fleur des champs, tu étais belle avant

Ici, survit ton ombre et là-bas, la pénombre

Réveille tes douleurs, tous les pleurs de ton cœur

Ame, ma petite âme, libère-nous des drames

 

Tombent vite les masques à portée de mes frasques

Insolente, indécise, apprentie insoumise

Orfèvre de l’amour, la lumière du jour

Navigue sur la terre où je vis et me perds

 

Protège-nous, et vite, ici la mort subite

Organise déjà le futur de nos voies

Un étrange ballet, dont chacun des reflets

Révèle les couleurs de nos fruits sans saveur

 

Tant que tu entendras, dans ton âme la voix

Ouvre aux confins du temps, une impasse aux tourments

Use mille souliers, sans jamais reculer

Sans jamais réfléchir sur la marche à venir

 

C’est un savant mélange entre l’humain et l’ange

Entre le vrai, le faux, le bas et puis le haut

Sans qu’il te soit permis de grimper aux parvis

Mains tendues vers les cieux, le cœur offert aux Dieux

 

Ose approcher un peu, de cet étrange feu

Tes pas te mèneront, en toi, au plus profond

Sous ton cuir si épais où tu couves en secret

Des milliers de prières au chœur de ta lumière

 

Aime ce que tu es, en tout, tu es parfait

Magnifie chaque instant, sublime tous les temps

Ô, comme je t’envie, tu rassembles la vie

Une trace de toi, sur terre restera

 

Réveillons nos talents, ici et maintenant

 

 © 02/04/2008 (Antia)

Vous avez dit « Hasard » ?

 

Vous avez dit « Hasard » ?

 

 

Croyez-vous que « hasard » soit le point de départ

Que de l’immensité vous soyez isolés

Croyez-vous que la Terre et son Chœur de Lumière

Soient seuls porteurs de Vie, croyez-vous en ceci

 

Comment vous pensez-vous, comme des êtres fous

Perdus, abandonnés d’un Ciel mal éclairé

Comment vous sentez-vous, lorsque mis bout à bout

Vos histoires de vies s’éteignent à l’infini

 

Vous implorez l’amour, aimez à contre jour

Le soleil vous caresse, éloignant la détresse

Le temps vous semble long, mais vous tournez en rond

Cherchant la Vérité jusqu’à vous oublier

 

Vous vous étourdissez à ne plus écouter

Le murmure, le chant, tous ces appels aimants

De vos âmes fiévreuses, enivrantes et rêveuses

C’est pourtant en vos corps qu’elles ont posé leurs ors

 

Vous hurlez sous le vent, pestez contre le temps

Mais lorsqu’une émotion vous étreint de passion

Vous tombez à genou et priez le Grand Tout

Que jamais cet Amour ne quitte votre cour

 

Mais c’est de l’ignorance et ses fruits d’impatience

Que vous vous nourrissez, que vous vous suppliciez

Combien de temps encore, épuisés par l’effort

Reviendrez-vous vers Vous, dans ce Temple du Tout

 

Prenez un peu de temps, écartez les tourments

Allez sur les chemins et serrez d’autres mains

Sentez-vous éternels en devenant rebelles,

Qu’un désordre nourri soit Source d’appétit

 

Qu’importe vos moyens, aimer ne coûte rien

La joie ne pèse pas, cherchez-là, cherchez-là

Ne craignez pas la mort, c’est un autre décor

Mais la vie n’attend pas si vous n’avancez pas

 

Croyez-vous que « hasard » vous attende à la gare

Que le tout prochain train vous mènera plus loin

Dépliez vos genoux et mettez-vous debout

Vous êtes des guerriers et non des prisonniers


 

Il en faut du courage après mille coups rages

Pour revenir en Soi, s’abriter sous son Toit

A force d’aller contre et de jouer la montre

Le temps va s’en aller, vous serez pétrifiés

 

Il n’est jamais trop tard, il n’est pas de hasard

Sous vos pieds cette terre abrite la Lumière

Et son rayonnement est reconnu, puissant

Nourrissez-vous à lui, il est force de Vie

 

Le premier des combats, le retour vers le Soi

Un périple sans fin, de multiples chemins

Rien jamais ne se perd, à l’’endroit, à l’envers

Peu importe le lieu, tout appartient aux Cieux

 

 © (Antia)

Trace

Je me suis détaché, de ceux qui m’ont blessé

J’ai eu le cœur brisé, tant de larmes versées

Autrefois j’avais peur, de laisser à mon cœur

La première des places, où laisser une trace

 

Quand je sentais sur moi, le souffle d’une voix

Je me serais damné pour qu’elle puisse m’aimer

Mais mon chemin fut autre et je devins apôtre

Dans un monde inconnu où je me suis perdu

 

Mes courants asséchés, je pus tout explorer

Des confins de ma vie, j’en avais le tournis

Ce tourbillon nouveau, me rappelait ces maux

Ceux que je voulais taire, étant un peu trop fier

 

Dès mes tous premiers pas, je fus un enfant roi

L’amour de mes parents m’aura porté longtemps

Un voile de douceur, antidote au malheur

Comment les remercier, je les ai tant défiés

 

Mais l’enfant a grandi et affronté la vie

Devant moi la misère a troublé mes manières

Cette étrange vision m’a rempli d’émotions

J’ai vu de près la mort, sur les routes et les ports

 

En choisissant mes voies, j’ignorais qu’ici bas

Il me faudrait du temps, pour vivre pleinement

Oublier la raison, et laisser aux passions

Le loisir d’exister, mais quel prix à payer

 

J’étais très bien pourvu quand les autres étaient nus

Je me croyais heureux, mais ce temps dura peu

Je sentais en mon cœur, une sourde douleur

Devenais-je un peu fou ? J’en avais du dégoût

 

A chacun de mes pas, je vis du désarroi

Je regardais les yeux de ces mil malheureux

Qui mouraient là de faim, quand j’emplissais mes mains

De ces rêves inutiles, à ce monde futile 

 

J’eu envie de hurler à l’univers « pitié »

Pourquoi ces oubliés et moi, le tant gâté?

Où était le mérite, être né dans un gite

Quand dehors la misère estompait la lumière

 

Je me suis arrêté, et les ai regardés

Puis je les ai aimés, bercés et cajolés

Et le flux de la vie a ouvert l’infini

J’ai retrouvé la grâce et laissé une trace

 

 ©15 11 08 (Antia)

Le dernier combat

C’est un curieux combat que je vais livrer là

Un défi à la vie, sans instants de répit

Etrange sensations mêlées de dérision

Le monde a rétréci et mes traits ont vieilli

 

Pas vraiment préparé à cette vérité

Je me suis effondré et puis j’ai paniqué,

Permettant à la peur de prendre son ampleur

J’ai essayé de fuir en noyant mes plaisirs

 

Avant de m’envoler, je voulais profiter

Prendre sans partager, surtout ne rien laisser

Puisque j’allais mourir, je voulais engloutir

Mes remords et regrets en lâchant mes secrets

 

Peu importaient les maux que je causais aux sots

A ceux dont la pitié frisait la vanité

A ceux-là mon mépris allait de mal en pis

De l’amour à la haine, je n’avais pas de peine

 

J’ai perdu mon courage en étant fou de rage

J’en ai voulu aux Cieux, et j’ai maudit les Dieux

Qu’avais-je bien pu faire en gagnant ce cancer

Tiré d’un mauvais sort, à la vie à la mort !

 

Où était la justice, un horizon factice ?

Pourquoi tant de souffrances après trop d’insouciance

Un vase s’est brisé, sur le froid marbre usé

C’est mon corps qui se fâche et la vie qui me lâche

 

En courant droit devant, m’arrêterais-je un temps ?

Pour reprendre l’élan vers un dernier printemps

Pousser jusqu’à l’été avant l’éternité

Qui voudrait engloutir, mon âme et ses désirs

 

C’est triste par ici, mais voilà, je souris,

Un mouroir au bonheur donnant des hauts le cœur,

Je ne veux pas d’espoir, je n’ai pas peur du noir

J’ai vu tant de soleils, j’emporte leurs merveilles

 

Maintenant regardez, mon visage est fané

Lui qui a combattu, vous est offert à nu

Un peu perdu, hagard, je confie au hasard

Le soin de me mener vers la félicité

 

J’ai refusé vos soins et choisi mon destin

Je n’ai pas de regrets, la vie est un essai

Et je l’ai transformé, je me suis libéré

Du poids de mon passé, la douleur m’a sauvé

 

© 20/10/08 (Antia)

Pleure, pleure mon coeur

« J’ai ouvert mon regard, livré mon cœur sans fards

Perdu au bord du vide où j’ai posé mes rides

Mon univers froissé est tombé à mes pieds

Innocence emportée, mon âme s’est brûlée

 

En soulevant un voile, un dessin sur la toile

Prenant toute la place, illuminait de grâce

Un visage fané, une vie abimée

Chemin sans avenir, un souffle pour mourir »

 

Trop de souffrances ici ont eu raison de lui

Froid dedans et dehors, ne trouvant réconfort

Au milieu du sublime, il creusait ses abîmes

Bout de vie effacée, gommée, dilapidée

 

De ses joies antérieures il ne restait que leurres

Cette vie sans envies avait goût de déni

Nouvelle absurdité de son esprit blessé

Voie sans aucun secours, pas même un peu d’amour

 

J’ai trouvé le meilleur, tout au fond de son cœur

Tracé un horizon, créé une saison,

Un espace à l’amour pour chacun de ses jours

Sillon de terre bleue, où apaiser ses feux

 

Sur la terre brûlée, il s’était écroulé

Le cœur traumatisé par les chagrins passés

Monde, tu en as fait un vieux pantin de jais

D’où tu puises la sève en lui volant ses rêves

 

Aujourd’hui il est prêt à livrer ses secrets

Et il veut nous offrir son parfum, son sourire

J’y ai posé l’amour, il l’a pris chaque jour

Ai forcé son courage à traverser les âges

 

Vu de son piédestal, vous le trouviez bancal

Les héros sont debout et ressemblent à des fous

Flammes d’une âme fière, elle a troublé la sphère

Et le Ciel fatigué finit par abdiquer

 

Les derniers combattants sont las depuis longtemps

Larmes de désespoir noient tous les abreuvoirs

Et je lis dans leurs yeux, un appel vers les cieux

Mon cœur pleure avec eux, ils sont si malheureux

 

Cœur et corps déchirés, nous resterons liés

S’il était un péché, il serait singulier

Est-il encore besoin de refermer nos poings

Mis à nus, nos esprits, se rempliraient de vie

 

A force de pleurer, à force de hurler

Saigner serait encore un bien trop grand effort

 © (Antia)

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